Lorsque tout se passe bien, on urine sans y penser, selon les envies. A la suite d’un dysfonctionnement des voies urinaires, des problèmes peuvent apparaître : rétention, difficulté à uriner (dysurie), brûlures, envies répétitives (pollakiurie) ou impérieuses jusqu’à la fuite, c’est l’incontinence. Selon les études, l’incontinence urinaire concerne entre 3 et 6 millions de Français, toutes classes d’âges, hommes et femmes confondus. Le sujet reste méconnu, des solutions existent !

Un sujet tabou : 2/3 des personnes concernées ne consulteraient pas.

Qu’est-ce que l’incontinence ?

Elle est définie comme une perte d’urine involontaire. Elle peut survenir à n’importe quel âge et concerne aussi bien les femmes que les hommes. Il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie. Les conséquences peuvent néanmoins être importantes sur le confort, la qualité de vie et le psychisme.

 

On distingue 3 types d’incontinence :

L’incontinence urinaire d’effort (IUE)
Il s’agit d’une fuite involontaire d’urine, non précédée de besoins. Elle se produit à l’occasion d’efforts tels que l’éternuement, la course, le saut, le rire, la toux, le port de charge voire seulement la marche ou le changement de position. Elle est due à une augmentation de la pression abdominale et à une faiblesse du périnée ou du sphincter urétral. Elle représente plus de 50% des incontinences féminines.

L’incontinence urinaire par urgenturie (IUU)
C’est une fuite involontaire d’urine qui est précédée d’un besoin pressant ne pouvant être retardé. Elle peut aussi bien se produire de jour comme de nuit et est souvent accompagnée d’une augmentation de la fréquence des mictions*. Elle est souvent liée à un défaut d’élasticité de la vessie, à une hyperactivité de la vessie ou à une instabilité urétrale.

L’incontinence urinaire mixte (IUM)
C’est une association des symptômes d’une incontinence urinaire d’effort et d’une incontinence par impériosité.

 

La majeure partie des incontinences peut être incontinence Polyclinique Grand Sud Nîmesévitée d’une part, grâce à une meilleure éducation mictionnelle dans l’enfance et d’autre part, par la suppression des facteurs de risques (tabac, surpoids et obésité, excès de thé ou café, constipation chronique, infections répétées, calculs rénaux, toux chronique, certaines sports nécessitant des sauts ou des poussées abdominales importantes…).

D’autres symptômes urologiques peuvent exister mais ne révèlent pas systématiquement d’une incontinence urinaire : infections urinaires, difficultés pour uriner (dysurie), constipation, incontinence anale avec perte de matière fécale ou de gaz, prolapsus ou « descente d’organe », pertes vaginales, douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie), douleurs abdominales ou pelviennes, troubles sexuels…

 

*La miction est l’action d’uriner.


Le prolapsus uro-génital (ou « descente d’organe » dans le langage courant) est une hernie de la paroi vaginale dans laquelle un ou plusieurs éléments du contenu abdominal peuvent s’introduire.

On distingue 3 compartiments qui peuvent être concernés :

  • antérieur qui contient la vessie, appelé cystocèle,
  • moyen qui comprend l’utérus (hystéroptose) ou le fond vaginal,
  • postérieur qui peut contenir le rectum (rectocèle) ou le cul-de-sac péritonéal (elytrocèle), à différencier du prolapsus rectal (extériorisation du rectum par l’anus).

Quels sont les symptômes du prolapsus ?incontinence Polyclinique Grand Sud Nîmes

Principalement la sensation d’une boule dans le vagin ou sortant à la vulve à la poussée. On peut également ressentir une pesanteur pelvienne, des difficultés à vider la vessie, parfois une incontinence urinaire, des envies impérieuses d’uriner, des douleurs lors des rapports, une constipation, l’ensemble s’aggravant en fin de journée et se réduisant au repos.

Beaucoup de personnes atteintes de fuites urinaires s’isolent, préfèrent cacher ce problème et ont recours à des protections. Aussi, à l’impact sur la qualité de vie et le bien-être, s’ajoute le coût des protections.
Vivre avec des protections est à la fois lourd psychologiquement mais aussi financièrement. En effet, on estime que l’achat de protections représente un budget pouvant aller jusqu’à 150€ par mois.

Les protections ne guérissent pas l’incontinence, des traitements adaptés existent.

Les conséquences ne sont pas d’ordre vital mais ont un retentissement sérieux sur la vie sociale et professionnelle : activités limitées et gêne occasionnée.

Nous disponsons d’un espace « Info Santé » : vous avezincontinence Polyclinique Grand Sud Nîmes besoin d’écoute, d’échanger, de poser vos questions ou de souffler un instant… rendez-vous dans notre espace « Info Santé ».

Dans cet espace vous trouverez :

des brochures d’information sur les différents types d’incontinence et leurs traitements,
des conseils pour mieux vivre au quotidien,
des témoignages de patients, de proches ou de professionnels.

N’hésitez pas à participer aux différentes réunions d’information organisées par l’équipe du centre.

Opération de prévention et de dépistage
Le centre relaie les actions de prévention nationales. Vous pouvez y participer si vous le souhaitez.

Des associations de patients
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Pour reprendre confiance en soi ou garder le moral, il est parfois réconfortant d’échanger avec des personnes possédant une expérience similaire. La Polyclinique Grand Sud favorise la création d’associations de patients.
Tout au long de votre parcours, n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez intégrer ou créer une association de patients. Nous tenons à votre disposition les coordonnées des associations les plus proches de chez vous.

Réseaux sociaux et internet
Les sites internet dotés de forum peuvent être également des lieux d’échange. Il importe néanmoins d’être vigilant à l’égard des informations diffusées et publiées sur ces sites qui peuvent être parfois anxiogènes. De fait, nous vous conseillons de valider ces informations auprès des équipes soignantes.


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